mercredi 12 novembre 2014

Les quartiers d'automne.

La garrigue prend ses quartiers d'automne tout doucement.
le lagerstroemia avec sa protection anti dent de lapin

Les arbres changent de robe et finissent par jaunir, rougir et perdre leurs feuilles.
L'amandier a déjà fait sa mue, mais bon il est pardonné vu son grand âge et puis il est le premier à fleurir. Le marronnier c'est idem, sauf pour l'âge, il a le même que moi et je ne suis pas encore de la génération des vénérables.
les muriers platanes sont les premiers devant la maison a virer au jaune, le merisier ainsi que le griottier attendent encore un peu et les lilas ont encore toutes leurs feuilles
Les mûriers eux attendent le premier vrai gel pour voir tomber leurs feuilles vertes par terre, un coup de tondeuse et les voilà au compost.
Les dernières roses éclosent avant un nouvel épisode de pluie, le dernier j'espère. En effet cela devrait suffire bientôt, étant donné que les matins se font frisquets avec des flirts aux alentours du + 2°C.
Les soucis défleurissent, les gazanias et autres lavatères tirent aussi leurs dernières salves.
le rosier du pépé, il est toujours aussi superbe, même s'il n' pas d'odeur
la première fleur des violettes que j'ai plantés la semaine dernière

Au potager les crocus à safran commencent à montrer leur nez, il leur faut un petit peu de frais pour bien fleurir. Je passe tous les jours pour voir et je ramasse ma petite récolte qui sèchera tranquillement sur la table de la cuisine. Je sais, les puristes vont hurler mais pour deux pistils je ne vais pas allumer mon four pour les sécher.
Les dernières framboises rougissent encore et je surveille le thermomètre car dès qu'il aura gelé vraiment il va falloir passer derrière les fruits du cynorrhodon pour les ramasser et en faire de la marmelade, pleine de vitamine C et d'anti oxydant pour ma petite santé de vieille.

Les travaux de l'entrée sont terminées. Dés la semaine prochaine Jules va commencer à nous construire le nouvel dressing.
Mais déjà lundi je vais pouvoir commencer à emménager le côté gauche en entrant : je vais retrouver mes étagères pour plantes frileuses que je rentre en hiver dans l'entrée ainsi que mes coffres des mémés qui me servent à ranger les coussins des chaises de l'extérieur.
entrée côté gauche de la porte
côté droit avec vue sur un des deux piliers qui tiennent les poutres, au fond Jules va me construire un dressing

Ma chienne va enfin retrouver la tranquillité dans l'entrée et un tout nouveau dodo, dehors la niche. Elle fait partie des bêtes qui ont besoin de se camoufler mais une niche dans une entrée, non vraiment, les idées de Jules parfois me laissent perplexes.
Les chats, au fait nos deux loustics sont des garçons, lol. Ils occupent "leur" panier qui est positionné à côté du poêle qui a commencé depuis une semaine a être mis en service.

Ça sent vraiment l'automne, avec l'atelier de mère Noël qui commence à œuvrer. 
Je ne peux pas vous montrer les cadeaux, les espions qui circulent sur la toile auraient tôt fait de vendre la mèche, mais je vous montre tout de même mon nouvel calendrier de l'avent, fait grâce à la technique des serviettes.
Prochain atelier, le cadeau de la marcotte et ensuite celui de ma frangine. Promis, je prendrais des photos et vous les retrouverez plus tard.

Et un spécial pour Aline je t'envoie la photo ci-dessous pour te montrer que j'ai "mon" trou d'eau réglementaire. Il n'y a pas de moustiques par contre une foule de têtards de crapauds : ça va chanter au printemps... en attendant les sangliers s'y baignent et la chienne vient y faire un tour de temps en temps, histoire de se mouiller.
ma "petite" mare naturelle



vendredi 31 octobre 2014

HALLOWEEN ? NON, SAMAIN

Par ci et par là j'ai indiqué que je suis un mélange, pas savant du tout, de plusieurs cultures et une d'entre elles est la culture celte.




En effet une partie de ma famille est d'origine alsacienne et ce sont des celtes: des Allamans exactement.

Donc pendant mes années d'enfance passées en Alsace et pays limitrophes j'ai fêté régulièrement la fête de Halloween comme la nomment les Américains. 

Sauf que pour moi rien à voir avec les épisodes télévisuels.

Ma fête à moi se passait bien le soir du 31 octobre mais cela s'apparentait à une fête de la fin des moissons. Ce que par ailleurs elle a été à ses débuts. En général on venait juste de terminer de rentrer les patates. On appelait d'ailleurs encore les vacances d'octobre les "vacances patates". Ensuite on parcourait le village en cortège avec des lanternes et des "pégouls" (des lanternes aux pois = pégoul en occitan). Nous étions déguisé ou non, en général c'étaient les ados qui se déguisaient. Et pour finir nous atterrissions tous à la salle des fêtes avec un chocolat chaud, des gâteaux et des friandises. Les plus grands se retrouvaient après souper pour un bal, et moi mon lit où je rêvais de fantômes et autres sorcières.
Je signale à toutes fins utiles que les sorcières sont des personnes positives dans la cultures celtique, des savants qui connaissent les herbes, et savent guérir.

Donc ce soir, comme depuis de nombreuses années j'ai "habillées" mon entrée (toujours pas terminée) en fête de Halloween.
Les suspensions sont faites en feutrine et légèrement remplies de kapok pour du volume, la citrouille est un potiron dont la soupe a été dégustée comme il se doit, d'ailleurs c'était la première de la saison, mais pas la dernière.






la scie c'est celle qui nous sert à découper les BA13, quoi que, à la réflexion....


Le reste de la déco appartient à ma pousse féminine qui me l'a prêtée afin que mon entrée ressemble à quelque chose. La déco restera quelques jours encore et puis ira rejoindre son carton jusqu'à l'an prochain.

Mais la fête de samain sonne pour moi le début des bricolages et autres travaux de couture pour les cadeaux DIY de noël de ma petite famille.

Que la nouvelle année celtique vous apporte un tas de bonnes choses.

C'est vraiment l'automne : mon hellébore que j'avais rabattue repart de plus belle


le marronnier dans ses derniers feux avec ciel bleu







vendredi 24 octobre 2014

Hâtons nous lentement

Comme vous le savez tous nous avons eu quelques désagréments météorologiques.

Au vu de la quantité d'eau tombée il était urgent d'attendre. En effet, impossible de travailler une terre qui "colle" littéralement aux outils et dans laquelle aucune plante normalement constituée peux s'enraciner, donc..
J'ai pris mon mal en patience, moi qui suis du genre plutôt décidée, mais malgré tout tous les deux jours je regardais de plus près mes divers endroits à planter pour savoir si ENFIN je pouvais donner libre cours à mes envies de remaniement.

En attendant j'ai arrosé sagement mes plantes dans la serre en me auto-félicitant (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, lol) de mon nez en matière d'attentisme.
Et samedi dernier j'ai entrainé mon Jules et ma pousse au féminin dans une expédition montpelliéraine dont j'ai le secret. 
Nous sommes d'abord passé chez le marchand de tissus pour aller en choisir de bien beaux afin de compléter ma collection de coussins pour le canapé, je vous les montrerais une autre fois.
voilà ma brouette lors de déchargement, les tiges des framboisiers ont peu visibles

Et puis enfin ,cerise, ou plutôt mandarine sur le gâteau nous nous sommes arrétés chez Botanic.
Comme vous le voyez j'ai pris de quoi agrémenter ma dernière des trois plates-bandes autour de mon parking.
C'est une plate-bande sous des cyprès, donc à l'ombre une bonne partie de l'année, sèche, les cyprès ont des branches respectables et la terre n'est plus autant calcaire que ailleurs : mes hellébores y prospèrent tranquillement depuis 2 ans.
Après avoir vu un blog de Sophie de chez " Le jardin, c'est tout" sur un sous-bois dans un jardin Allemand, le déclic c'est fait. Merci mille fois Sophie, enfin j'ai trouvé la bonne approche.
Donc j'ai choisi 3 heuchères : sugar frosting, strawberry swirls et  marmelade. Et j'ai déplacé ma petite heuchère qui se morfondait trop au soleil dans l'autre angle du parking.  J'ai ajouté deux de chaque pour carex morowii ice dance,acorus gramineus ogon, et deux laîches oshimensis"everest". J'ai disposé le tout comme vous pouvez le voir sur la photo ci dessous. Il me suffira juste d'ajouter quelques cyclamens et j'ai ma plate-bande terminée. Bien entendu j'ai pas résisté d'y ajouter quelques bulbes de narcisse sweet love pour rehausser d'un petit peu de couleur au printemps.
un point de vue avec au premier plan mon sédum "mémé denise" qui restera sur place.





Mes plantations ont repris depuis avant hier dans mon devant de rosiers avec la remise en état de la bordure de primevère qui avaient été décimée par les sangliers ainsi que le remplacement (pour la même raison) des ancolies que j'ai placés entre les rosiers de Léopold et le rosier de Damas et le rosa canina.
Pour le devant de la citerne qui s'habille tout doucment j'ai pris 3 divers sedums auxquels j'ajouterai ceux qui résident encore dans la serre. Cela sera fait ce week-end. La photo sera pour la prochaine fois.
De toute façon j'ai toute la semaine prochaine pour continuer mes travaux de jardinage, en espèrent que la météo sera de mon côté et que je puisse en profiter longuement.
Les matins sont entre 10°C et ce matin 5.5°C. La température tombe enfin, même si les après-midi sont encore bien chauds 15°C, avec un mistral fort et aujourd'hui 23°C, on ce serait cru au mois d'avril.

tout ça à mettre en terre, plus d'autres bulbes de tulipes que j'ai mis de côté cet été. Arthur, un "craquage" de ma pousse ponte son nez derrière le paquet de tulipes. Il a trouvé sa place parmi les rosiers
après les framboisiers j'ai pris des aulx et des oignons pour le jardin, c'est le  moment 

A bientôt dans mes œuvres de plantations.


mercredi 8 octobre 2014

Au coing !!!!

En attendant que Dame Nature me permette de reprendre mes plantations j'occupe mes après-midi à transformer mes coings.
Après remplissage d'une première bassine il me reste toujours un seau de coings...

Monsieur Cognassier a été généreux cette année et j'ai récolté un petit peu plus d'un seau de vendanges, ben oui j'habite dans une région viticole et certaines choses ne changent pas,
Mais bon c'est beaucoup pour Jules, les pousses et la marcotte. Logiquement je suis puni de produits sucrés (du moins je suis censée réduire l'absorption à ma cuillerée de la tartine matinale), mais j'adoooooooooore mes confitures maison. Et ceci pour une raison bien simple : il y a les fruits et bien moins de sucre que préconisé. Pour que la confiture prenne tout de même j'ajoute lors de la cuisson des morceaux de coings que j'enlève une fois ma confiture cuite et avant de la mettre en pot.
Donc cette année, grand "creusage" de cerveau : j'en fais quoi de mon seau de coings ?
Pas question de le jeter au compost, les fruits sont murs à point, sans aucun traitement. Je ne dis pas "beaux" pour être vendus, il y a des petits, des tordus, des excentriques et j'en passe... mais ils sont bons.
Donc me voilà partie dans les tréfonds des vieux grimoires de cuisine d'un temps où on ne jetait pas le fruit ou le légume parce qu'il avait une tâche et où , en "bonne ménagère", on utilisait le maximum des produits achetés, ou cueillis dans le potager familial.
Donc dans le vieux grimoire j'ai trouvé les coings sous toutes les formes : confiture, marmelade, pâte, gelée et tranches.


Du boulot, du boulot, mais que DU BONHEUR
Me voilà partie en premier avec la gelée, simple, on coupe les coings en morceaux, on garde la peau, on les jette dans la bassine où se trouve l'eau (cela empêche les coings de noircir), le tout cuit 30 minutes dans ma bassine de confiture, en cuivre bien entendu.
Une fois les morceaux cuits, je les égoutte et je garde mon jus. Je le fais recuire 10 minutes avec du sucre jusqu'à ce qu'une goutte sur une assiette "fasse perle". Le tout est mis en pot et attend sur la table de la cuisine le lendemain pour être rangé dans mon cellier.


Première fournée de gelée
Avec les morceaux de coings bien cuits, je les remets dans la bassine, je rajoute du sucre et je les recuits tout en remuant pour donner une pâte épaisse, je la passe au mouli-légumes pour écraser les peaux et je le verse dans un grand plat huilé au préalable : au bout de 4-5 jours de séchage à l'air libre la pâte va être coupée en petits cubes et ira dans une vieille boîte en fer blanc pour être dégustée comme pâte à coing.

La pâte à coings, dessert préféré de  Jules, J'ai intérêt à mettre hors de portée si je veux qu'il en reste au bout du mois
 
Prochain chantier : des morceaux de coings, avec peau, pour accompagner mes gibiers (rôtis de chevreuil), ou des rôtis de porc. Toujours mes coings coupés en quatre, j'ôte les pépins, je les coupe en tranches d'un doigt d'épaisseur dans la longueur et les voilà avec un peu d'eau direction la bassine. On ne change pas une équipe qui gagne. Au bout de 45 minutes elles sont tendres, je les laisse refroidir , les égoutte et les mets dans des petits contenants en alu qui vont me permettre de les ranger dans mon congélateur. Ils se gardent facilement 8 mois au congélateur et seront sortis lors de festins dominicaux. Bien entendu le jus est recuit avec du sucre pour être transformé en gelée, et voilà 3 pots qui se rajoutent aux 5 de hier.

Et voilà une petite partie de mes tranches pour accompagnement de viande = direction congélateur
Et pour terminer je vais refaire ma marmelade, les coings toujours coupés en morceaux , cette fois-ci sans la peau ni pépins, je les laisser macérer dans le sucre une nuit et demain ils seront cuits comme une confiture, ce qui veut dire que je vais les faire cuire 10 minutes chaque jour pendant trois jours. Je sais, beaucoup vont crier au scandale, mais c'est une façon de faire ici dans le coin du Haut Gard et qui permet en outre de mettre moins de sucre et la confiture se conserve plusieurs années sans champignons.

Et voilà mon marathon coing terminé.
Le prochain est pour bientôt : ce sont les gratte-cul, ou fruits de l'églantier, qui n'attendent que d'être cueillis une fois les premières gelées matinales passées dessus, et c'est ma confiture préférée.

dimanche 28 septembre 2014

Et ça repart...

Avant un nouvel épisode de pluies intenses je vous donne quelques nouvelles de mon jardin.
Un des asters, le seul en "bon" état, le reste est interdit de publication

Il a bien entendu souffert des dernières intempéries, surtout les nouvelles plantations n'ont pas aimé du tout, elles n'ont pas eu le temps de s'installer correctement et se sont trouvés asphyxiés par les fortes pluies , résultat : les asters ont été les plus en souffrance, je ne sais pas si je vais sauver quelque chose, en attendant qu'elles se remettent tout doucement je me suis consacrée à mon arrivage de plantules d'hiver.


J'avais fait une commande conséquente chez Jardin Express : des primevères (les sangliers m'en ont bouffé la moitié dernièrement), des soucis et des violettes pour cet hiver, des sedums, voodoo et sahina, ainsi que des cinéraires et des lavandes neuves pour l'été prochain. J'ai pris aussi des alysse corbeille d'or et des armeria (ballerina), pour le massif autour de la citerne qui est en train de s'étoffer gentiment, sans oublier des arabette lotti (rose vif) qui viendront rejoindre des plantes similaires en bleu(le nom je l'ai oublié). Et puis pour le fond de mon massif de pivoines j'ai pris des pavots d'orients pizzicato, ainsi que des scabieuses (fama et beaujolais bonnets).
Le massif des roses qui fait face à celui des pivoines a reçu le cornouiller à branches rouges et il va avoir des œillets mignardises et des ancolies qui ont eu l'air de se plaire à partir du moment que ma pousse m'avait installé l'arrosage.
Pour terminer, une des plates bandes autour du "parking" va recevoir quelques penstemons ainsi que des knautias.
La prochaine chauffe de carte bleue est prévue pour octobre avec ma visite trimestrielle chez Botanic.

Chez Jardin express je prends en général les 3/4 des plantes en jardimottes, donc a planter de suite au jardin, mais avec les intempéries et la prévision d'autres je me suis dit qu'un petit séjour dans la serre et un rempotage en poquets ne pouvaient que les fortifier en attendant leur emplacement définitif, et voilà à quoi ressemble la serre.
J'ai été obligée en outre de repartir à zéro avec des semis, de giroflée notamment, ceux que j'avais transplantés le jour même avant la grosse averse ont été lessivés. Donc me voilà repartie avec des semis un peu tardifs, mais bon.
les lauriers roses se trouvent entre la brouette et le Pin parasol, c'est la meilleure photo d'ensemble que j'ai été capable de produire... La vue est celle de ma chambre !

Les iris ont été transplantés en terre, en face de la maison, sous le Pin Pignon, à la suite des mes lauriers roses, qui, logiquement, vont recevoir de la compagnie le mois prochain.
Pour les iris : à partir de la gauche vers la droite. 
A gauche des lauriers ; iris Vita Fire(rouge/marron/feu), des violets et des blancs de jardin ainsi que Dame de Coeur (rouge/orangé avec du mauve léger). 
Après les lauriers : Midnightt Raverly, Lacedo coton et Art déco qui font partie d'une collection de 3(blanc et violet et mélange blanc avec bordure violette) ainsi que sur l'extrémité Thornbird (jaune clair). Je les ai achetés chez Promesse de Fleurs. Et pour terminer j'ai mis Copper Classiq (orange clair) autour de la citerne. J'avais choisi des couleurs qui tranchent avec mes lauriers roses roses et rouges et puis pour amener d'autres couleurs d'iris puisque j'ai deux grosse "colonies" en bleu ciel traditionnel. D'ailleurs quelques uns vont migrer vers ce nouvel havre et se mettre à côté des nouveaux arrivants. La plate-bande sous le Pin prend donc lentement l'allure que je veux lui donner : un air vraiment de méditerranée avec des plantes d'ici qui ne craignent pas d'être "oubliés" et qui une fois bien en place ne demandent pas de grosses journées de désherbages : deux fois l'an, taille des fleurs et puis nettoyage dans les iris des feuilles sèches. je suis pressée de voir comment cet hiver va se passer et si l'an prochain les premiers fleuriront.

Le tour de la citerne continue à être désherbé à coups de pioches pour cause de grosses pierres, d'ailleurs elles poussent seules sans engrais, sans arrosage, a voir si je ne me mettrais pas à en cultiver, pour l'instant je les sors à coup de pioches, et elles me servent à faire mes murets en pierres sèches. A cause de mon dos tout ceci avance doucement mais avec juste un mètre par semaine cela avance quand même.

Le potager a vu disparaître les tomates : nul cet année pour cause de mildiou et d'oïdium. Par contre mon installation de lyre n'était pas mal, il faudra juste que je change les ficelles. J'avais essayé cette année avec des ficelles en chanvre et bien entendu elles se sont désagrégées. On changera de matos l'an prochain.
Ma safranière a repris aussi du poil de la bête et j'ai commencé à désherber soigneusement mes plates bandes pour mettre le fumier de cet hiver. 
Au potager il ne reste actuellement que des côtes de céleri, de blettes et des cardons. Mais au vu de l'apport important de fumier que j'ai à faire c'est aussi bien.
Les fraisiers iront vivre dans la dernière banquette dès que tout est prêt. Il est temps de les transporter ailleurs.

Dans la maison, l'entrée avance doucement pour cause de visites, mais elle prend enfin l'allure de ce que nous nous imaginions avec Jules. Bien entendu nous avons pris aussi du retard grâce aux impondérables qu'on rencontre dans une vieille maison dès qu'on commence à faire des travaux.
J'espère tout de même en voir la fin avant les gros froids.
Les plaques de plâtre du plafond sont descendues, le mur en briquettes rouges est encore présent
Le mur en briques est enlevé, surprise : les deux poutres qui soutiennent le toit sont à peine posées dans le mur mètre = travaux en plus
Les interstices entre les pierres et le haut qui était en béton ont été bouchés par himself. Pour soutenir les poutre Jules nous a mis deux piliers en pierres brutes dessous

Et voilà l'autre côté avec le chapiteau de notre pilier. Le plafond a déjà reçu du polystyrène extrudé.


Il va nous falloir terminer le plafond avec des plaques, très certainement en aggloméré pour donner une meilleure tenue. Les plaques de plâtre iront sur le mur du fond qui va recevoir un dressing et ensuite les deux autres murs vers l'extérieur recevront des plaques de BA13. Je ne parle pas des joies de la peinture et du nettoyage du sol, mais ça c'est une autre histoire.
Comme vous pouvez le voir avant de se consacrer à le déco il reste du chemin à parcourir...

vendredi 19 septembre 2014

Phénomène cévenol ?, vous avez dit phénomène ?


Voilà le cours d'eau derrière chez moi, c'est pas magnifique ? Là c'est pris le vendredi après-midi, il a déjà perdu de 80 % de son eau, avant hier au plus fort tout le plateau était couvert et l'eau montait presque à ras.



Je vous avais fait un speech un tantinet long ce printemps pour vous expliquer ce qu'était un phénomène cévenol. 
Et bien si vous ne suivez qu'un tantinet les news télévisionnelles vous avez pu voir ce que cela donnait lorsque le ciel vous tombe sur la tête.

Et ben oui, avec quelques unes nous habitons une région qui fait envie au reste de nos copains et copines sur la sphère des jardinautes, mais comme toute chose cette merveilleuse médaille à son revers.
Et le revers n'est pas un petit peu mauvais, il est carrément "phénoménal".

Plaisanterie mise à part, les épisodes pluvieux de cette semaine sont de nature fréquente et presque systématiquement annuelle, il n'étonne que les gens de passage. 
Il est vrai que cette fois-ci le midi a fait fort, mais le fait que les ruisseaux grossissent de façon impromptue et se déversent n'est pas nouveau  non plus, j'habite au bord d'un de ces "oueds"je sais combien cela peut s'avérer dangereux.
A midi, lors de la messe bis-quotidienne, c'est-à-dire du JT j'ai bien entendu la polémique qui commençait : "ne fallait-il pas évacuer ? et le nettoyage du cours d'eau ?" , et j'en passe.

Évacuer, ahh le grand mot : mais diable, lorsqu'il vous pleut dessus et, en l'espace de 3 heures, l'équivalent de 2 baignoires pleines (400 l) pour un mètre carré, quel est l'abruti qui va regarder et faire le tour de tous les caniveaux et autres ruisselets pour savoir où ils en sont ? Je plains les maires qui sont obligés de le faire. En tout cas, nous tous, nous restons bien au chaud et au sec. De plus c'était de nuit, alors à plus forte raison, le méridional, qui connaît la vitesse à laquelle il va se tremper, reste au coin du feu et attend que l'orage passe, même les escargots se mettent à l'abri, c'est dire.

Quant au nettoyage des ruisseaux : vous permettez que j'enfourche mon cheval de bataille favori ?

Voilà, je m'explique : il y a quelques décennies tout propriétaire qui se respectait entretenait les berges de ses ruisseaux et autres gours (ici dans le midi on parle de valat). 
Des personnes bien intentionnées sont venus nous expliquer un beau jour que le nettoyage systématique, à coups de bêches et autres feux d'écobuage, dérangeait la faune sauvage et empêchait les petites fleurettes de pousser. Comme nous ne sommes que la moitié d'imbéciles, nous avons écouté et donc remisés nos fers à bêche et autres boîtes d'allumettes.
Du coup les berges se sont engazonnées, les arbres ont poussé, c'est sympa, il y a de l'ombre, et les lapins et ragondins se sont installées dans les berges en faisant leurs maisons.
Jusqu'à l'automne tout se passe à merveille, mais voilà que durant le mois de septembre il pleut et toute berge non entretenue et trouée grâce aux nids des ragondins et autres, devient fragile et une pluie moins violente entraîne quelques mètres cubes, quelques troncs d'arbre...
Chaque année c'est pareil, la berge recule, les troncs s'en vont au fil de l'eau, jusqu'aux prochain banc de sable où ils s'entassent, mais le ruisseaux vit sa vie naturelle, les écologistes sont contents, ils disent que "la faune et la flore reprend ses droits", le propriétaire lui aussi est content, il ne s'enquiquine plus à nettoyer et c'est d'autant économisé.

Et puis une nuit de septembre-octobre, la pluie est un petit peu plus forte, un tantinet plus abondante, en un temps un petit peu plus court, et voilà que les "embâcles" se libèrent de leur site de stockage et se précipitent avec beaucoup d'eau vers l'aval, au passage ils arrachent encore plus de berge et entraînent avec eux des tronc tout neufs etc.... 
Et au fond de la vallée les hommes se sont installées au bord d'un ru qui d'habitude est paisible et qui du coup, comme il est contraint dans des berges de béton, accélère la vitesse de l'eau et se déverse sur des campeurs endormis.

Et la faute à qui ? A personne mes braves gens :
-les écologistes crient au scandale : eux, ont demandé juste à ce que la nature reprenne ses droits; 
-aux maires : mais je fais comment pour contrôler chaque caniveau d'évacuation pour qu'il ne se transforme pas en torrent;
-à la météo : ils avaient prédit de l'alerte orange depuis 4 jours; 
-aux propriétaires : mais on nous avait dit que nettoyer les berges les rendait plus friables ; 
donc c'est la faute à ce vilain "pas de chance" : on ira le brûler en place de Grêve à Paris et on en parlera plus.

Et voilà, du haut de mon canasson je dis que tout le monde est fautif : 
-les écologistes qui décrètent des oukases après des études à Paris, sans regarder le pourquoi quelque chose se pratique à un endroit ; 
-les maires car les plans des risques d'aujourd'hui sont tellement complexes qu'il te faut Bac + 25 pour arriver à les déchiffrer et eux ils suivent ce genre d’ânerie sans jamais oser dire que c'est de la "couillonnade" à leurs amis qui les votent;
-aux propriétaires, dont je suis, qui essaient d'écouter tout le monde, de faire sans transgresser les 36000 lois, et à qui personne n'est capable de dire ce qu'il faut faire exactement, et qui finissent par abandonner, par ignorance, négligence (j'ai le temps), faute d'argent aussi;
-à nos chers politiciens qui mettent en place des plans X et Y sans se préoccuper comment l'appliquer et qui oublient de voter l'argent pour des campagnes d'info à grande échelle pour les populations concernées.

Et voilà le pourquoi de 6 décès, des millions d'euros de dégâts et des millions de tonnes de déchets à évacuer et le tout a reconstruire.
Bien entendu nous avons tous oublié Vaison-la-Romaine, Nîmes, Sommières et toute la plaine de la Camargue Gardoise de 2002...

Voilà pour mon billet d'humeur et pour vous dire que chez moi j'ai de la chance, je suis au sec, le jardin n'a plus soif et vivement que cela s'arrête pour que je termine mes désherbages. Faudra juste que je sois patiente pour attendre que la terre s'assèche un peu, pour l'instant on ne plante même pas une bêche.
Je vais me pencher sur mes catalogues de plantes de printemps qui viennent d'arriver, voilà une occupation pour des journées de pluie.

Le ciel toujours menaçant cet après-midi et on se croyait dans un hamam, chaud, humidité à plus de 90 %, infernal. la garrigue marron mais les herbes commencent déjà a reverdir.

lundi 8 septembre 2014

L'été ? : c'est fini..... et les vacances aussi !





Me revoilà.

Très mauvaise graine cet été, je n'ai rien écrit, rien lu de votre prose, ni admiré vos jardins mais j'ai des excuses : du monde plein la maison et dans le jardin.

Il faut avouer que je préfère passer du temps dans le jardin à lézarder, avec un jus de la treille locale, aromatisé ou pas, pur ou pas, avec des degrés... ou pas, en compagnie de préférence.

Donc je dois des mercis à :

- Dame Nature pour son arrosage hebdomadaire providentiel, (économie d'arrosage et donc plus de temps pour lézarder), mauvais par contre côté maladie des tomates et autres , mais tant pis cette année priorité à la fainéantise;

 - Merci à ma pousse jardinière qui m'a, en guise de cadeau anniversaire, installé le goutte à goutte de mes rêves et même si ce n'est pas terminé, faute de temps, le premier pas est franchi ;

- Merci au nombreux amis et copains d'être venus vous extasier, comme il faut avec des "OHHH" de circonstance, sur mes fleurettes qui résistent à la canicule et de vous être vautrés de façon élégante sur mes bains de soleil;

-Merci à ma petite sœur et sa Terreur d'être venus passer les quelques jours de congés bien mérités;

- Merci tout spécial à la Terreur d'avoir métamorphosé le jardin en un océan peuplé de pirates du haut des palettes et de s'être entraîné, comme un chevalier respectueux, sur la cible de compétition. Ce sont des souvenirs d'enfance qui m'ont été rappelés là !

- Merci à Jules d'avoir entamé la réfection de l'entrée qui sera de toute "BOOTHEE", une fois terminée bien entendue;

- un Merci spécial aussi à ma pousse féminine, qui malgré un emploi du temps de ministre, m'a soutenue, aidée dans mes tâches d'hôtesse;

- et un merci à Aline de Jardineetris d'être venue, avec des renforts, pour me donner le premier coup d'envoi de la rentrée jardinière et blogueuse;

- Merci aussi aux copines de lycée pour la merveilleuse journée de retrouvailles et à bientôt ...

Donc nous voilà reparties pour une nouvelle étape... et une rentrée pleine d'envies et de projets.

Côté résolutions : je promets de rattraper mon retard auprès de vos blogs et de donner des nouvelles plus fraîches.

Envies : prévoir mes plantes de printemps, il est temps, plus que temps d'ailleurs... et réorganiser mon verger.

Projets : finir ma plate-bande devant la maison sous le pin, avec les plantes méditerranéennes, style laurier roses et mon allée japonaise avec l'achat et la plantation d des fruitiers d'ornement.
Sans parler d'avancer mes murets de pierres sèches devant la citerne qui a enfin trois marches d'escaliers.

Je pense que tout ceci me teindra en haleine pour les deux saisons prochaines et pour le reste je me le réserve pour l'an prochain.