mardi 28 juillet 2015

Quelques arbres : épisode deux

Lorsque les parents ont acheté le terrain du mas , c'était a peu près ça.....

Un vrai désert européen !



Et je n'exagère pas, le soleil tape, je bois de temps en temps de l'eau teintée mais je ne mens pas, la preuve en photo.

Pour le premier noël, nous nous sommes cotisés et avons offert à papa un arbre( il a 40 ans cette année, l'arbre, pas papa) :

Il va avoir un toilettage cet été, du moins dixit fiston


Le Pin pignon (Pinus pinea) qui parade devant le mas. 
Il a mis un temps fou pour pousser et comme à l'époque l'herbe et surtout la terre était rare, et je ne parle même pas de l'eau : c'est simple cette dernière denrée n'existait pas (nous avons eu notre forage en 2003 !) il a mis du temps à démarrer. Donc, dans un pays de Pagnol on se serait cru chez Manon des Sources. 

Au début on habitait au village on amenait tout ici, pour les lapins : un élevage de 100 mères lapines, 1.5 hectares de fraisiers... je vous laisse deviner que pour l'arbre il ne restait pas toujours grand'chose. Il a été arrosé avec parcimonie et même parfois avec l'eau du caillé des fromages de chèvre, c'est dire.
Enfin, il a fini par grandir tranquillement. Pour l'instant ce n'est qu'une jeunesse, lui aussi, car il a encore son port sphérique, il terminera en pin parasol dans quelques décennies. Pour l'instant nous en sommes loin, il est toujours en boule... surtout que lui aussi il me survivra, les 250 ans ne lui font pas peur, à condition qu'un imbécile n'y mette pas le feu...
Il culminera vers les 20 mètres à la fin de sa croissance. D'après certains il ne survit pas sous - 15°C, mais bon c'est une question d'âge de l'arbre je suppose.

Grâce à cet arbre nous avons eu tout de même un léger amendement du sol à ses pieds, avec la perte de ses aiguilles il se forme un tapis qui acidifie quelque peu le terrain calcaire, je ne pourrais jamais planter des rhododendron, mais bon... il y a d'autres plantes qui aiment un sol un petit moins alcalin. J'ai même lu qu'il n'aimait pas les sols calcaires, hi, hi, il  démontre que c'est faux.
Les pignes sont ramassées, avant que j'ai le temps de dire ouf, par des écureuils qui s'en régalent. Les pignes peuvent très bien servir en cuisine, d'ailleurs dans la cuisine méditerranéenne le pignon revient assez souvent, à la place des noisettes. Mais dans nos contrées elles n'arrivent à maturité que tous les 3 ans, je dirais plutôt les années chaudes (ou tièdes pour nos considérations).
Ah oui, j'oubliais, c'est un arbre pionnier, il s'installe dans les premiers sur un terrain inculte et il prépare l'arrivée d'arbres qui ont besoin d'un premier couvert forestier pas trop dense pour prospérer.
Dans les Landes il est cultivé sur maintes hectares, ce qui ne se pratique pas sur le bassin méditerranéen où on le retrouve sous forme de pinèdes sauvages ou alors toujours dans les jardins juste autour des mas.
En 2003, annus  horribilis pour mon jardin, il a fait la tête et perdu sur certaines branches une partie de ses aiguilles. Mais à l'époque nous avons enregistré 54°C a 30 cm du sol.... (no comment) et s'en est suivi une perte faramineuse d'arbres et arbustes sauvages.
Par contre depuis, nous avons constaté une génération spontané de pins dans tous les coins du terrain, en tout ils sont une bonne trentaine. Ils ont donc 12 ans cette année. 
En voici un : tenu sans arrosage, sans engrais, je le contemple et c'est vraiment tout ce que je fais.
La relève, faut pas être pressé...



Les botanistes vous diront que c'est normal, après un feu de garrigue, ce sont les premiers arbres qui se réinstallent, leurs graines ont besoin d'une très grande chaleur pour germer : un bien qui sort d'une catastrophe, la nature est géniale.

En dehors du feu il a un autre ennemi, héréditaire lui aussi, c'est la chenille processionnaire. Elle forme des cocons avec des milliers de chenilles à l'intérieur et la nuit elles sortent de leur cocon pour dévorer les aiguilles. Elles peuvent tuer les arbres en une saison. 
Il existe un produit toxique pour ces bestioles mais n'est utilisé qu'à titre exceptionnel et que par des agents de l'ONF.
Le seul moyen de lutte des particuliers c'est de couper la branche et de la brûler. Attention cependant, car les cocons et les chenilles sont particulièrement urticantes et il vaut mieux être bien équipé ou alors laisser faire des professionnels qui en ont l'habitude. Bon, ces satanées bestioles ne reviennent toutefois que tous les sept ans environ, par vagues, et la dernière date d'il y a 4 ans dans mon petit coin. Actuellement on déverse du Bacilius Thuringiensis par les airs lorsque des arbres d'alignement sont touchés. 
On le retrouve d'ailleurs sous forme d'arbre d'ornement le long des voies communales et des lotissements.
Son bois est utilisé sous forme de lambris ou de lames de parquet, il existe même un label "pin des landes". On extrait aussi sa sève par des incisions dans les troncs.
Et on fabrique l'essence de térébenthine avec leurs aiguilles. Essence de térébenthine qui mélangée à 50/50 avec de l'huile de lin permet de nourrir nos équipements de jardin en bois.




Le deux formes de cyprès, l'un à côté de l'autre



Autre arbre que vous retrouvez une fois passé Valence, c'est le Cyprès de Provence (Cupressus sempervirens).

C'est un conifère mais sans aiguilles, il sort tout droit d'un temps révolu, il existe depuis l’ère tertiaire, il fait donc partie des fossiles. Ses "feuilles" qui n'en sont pas et pourtant, puisque ce ne sont pas non plus des aiguilles, son mode de reproduction, le fruit  (les cônes)... bon je m'arrête là pour le cours de botanique. 

Ici dans le midi on le plante côté nord des maison, afin de s’abriter un tant soit peu du mistral, ou alors tout simplement pas loin de la maison. 

Autrefois quand une fille naissait on en plantait un certain nombre : lorsqu'elle se mariait les cyprès étaient abattus, pour que les troncs servent à la charpente de sa demeure. D'ailleurs le bois de cyprès est connu pour son imputrescibilité. Les portes d'entrée de Saint Pierre à Rome étaient faits en cyprès (elles ont duré environ 1200 ans). On dit que de même la porte du Temple de Salomon à Jérusalem (mais vérité ou anecdote ?) était en cyprès.  En tout cas le cyprès pousse relativement vite pour une longévité assez conséquente : il atteint ses 20-25 mètres de hauteur en 30-40 ans environ pour, si on le lui permet, l'âge vénérable d'environ 500 ans. Lui aussi.

En général, vous vous le représentez en forme de chandelle, mais le plus souvent Monsieur a une forme pyramidale. La forme en chandelle est sélectionnée par les pépiniéristes car c'est elle qui est demandée par les amateurs. Dans la nature la forme pyramidale est la plus représentée. Comme vous pouvez le voir, chez moi la majorité,  est en pyramide.

Il supporte notre climat et ne soufre pas de la sécheresse, je dirais une fois bien installé, comme tous les végétaux. En tout cas les températures négatives ne lui font pas peur, à condition qu'elles ne durent pas trop longtemps. Les rares fois où l'hiver en a décimè ce fut en 1956 et en 1985 : des gelées à -15°C, -20°C et durant des semaines pour le premier épisode et deux semaines pour le second. Et encore les dégâts ne furent pas uniformes sur tous les arbres : ce sont les plus jeunes qui n'ont pas survécu.

On en plante aussi dans les cimetières, leurs racines pivotantes enfonçant n’abîment pas les tombes et comme c'est un arbre frugal il s'adapte aussi aux sols pauvres et caillouteux, ce qui ne manque pas dans le midi. 
Dans les Cévennes on en voit au fond des champs, pas loin des mas, ou des hameaux : en général ils indiquent le cimetière familial des protestants puisque ces derniers n'ont pas pu être inhumés dans les cimetières officiels durant des siècles. Ils étaient donc enterrés sur leur propre lopin de terre. Ce sont des endroits que tout autochtone respecte et beaucoup font un signe de la croix, voir une courte prière lorsqu'ils passent auprès d'un tel arbre. A leur pied il y a rarement plus d'une pierre, sans nom ni signes distinctif, il faut donc le savoir. De  très rares fois il y a une maisonnette en pierre : c'est le tombeau familial avec un cyprès à côté, ça c'est pour les gens ayant de l'argent et comme les Cévennes n'étaient pas réputés riches, vous n'en trouverez pas souvent. Ces cimetières familiaux ont toujours le droit d'être utilisés et le sont par les descendants des parpaillots.

Vous pouvez le planter en isolé, par deux ou faire une allée comme certains mas du côte d'Aix-en -Provence qui se prennent pour une villa en Toscane. Tout lui convient. Même la plantation très près de la maison.

Il ne craint pas grand'chose mais a ses parasites comme nous tous : des pucerons, des cochenilles, des scolytes qui peuvent anéantir un jeune arbre, des acariens et surtout le chancre contre lequel il n'y a pas grand'chose à faire sinon couper les branches et si tout est atteint l'arbre en entier.

Je me permets de rappeler ici que si dans votre jardin vous avez un végétal qui, une fois le diagnostic posé, souffre de maladies virulentes vous êtes tenu de le signaler à votre mairie et aux services départementaux de protection des végétaux. Je pense notamment aux maladies des chancres, les maladies des palmiers avec leur papillon et autres dépérissements brutaux. Il s'agît de protéger votre propre jardin de la dissémination de la maladie en question et aussi les jardins des environs. 
Bien entendu ce genre de végétaux n’atterrit pas sur le compost mais est brûlé sur place avec toutes les précautions, surtout la désinfection totale des outils ou de la tronçonneuse (il faudra la démonter entièrement pour la désinfecter partout !). 


Aujourd'hui le cyprès  est presque exclusivement utilisé pour donner un petit air du midi au jardin. Mais autrefois il fut utilisé aussi pour la construction navale car il est peu sensible aux champignons, mollusques et surtout termites. Les civilisations anciennes, égyptiens, grecs, romains l'utilisaient pour les bateaux, les portes, les charpentes, la menuiserie, l'ébénisterie. Actuellement des apiculteurs provençaux font fabriquer des palettes en cyprès sur les quelles ils posent les ruches. Certaines guitares de flamenco sont faites en bois de cyprès, elles ont un son magique.

Nos anciens, en dehors de fabriquer un tas de chose avec le bois utilisaient le cyprès aussi comme médicament. On sait aujourd'hui que les "noix de cyprès" sont un grand remède naturel du système veineux, et notamment pour soigner les poussées hémorroïdaires. L'huile essentielle , mélangée à d'autres huiles essentielles est presque une panacée : elle soigne la coqueluche, la sinusite, la bronchite et trachéite, elle aide à la ménopause, apaise les règles douloureuses et j'en passe des fatigues nerveuses. Mais attention, elle est a utiliser avec précaution car elle est très puissante et pas sans avis de spécialistes.

Cet été, quatre de nos cyprès vont vivre leur dernière heure : deux parce qu'ils poussent à travers la ligne électrique et que nous sommes tenus de les abattre. Un est malade et le dernier pour garder une certaine  harmonie, une fois les autres abattus. 
Mais comme tout, ce n'est pas la fin mais une nouvelle étape car leur disparition va me donner davantage de lumière sur deux plates bandes.




P.S.Petite nouvelles du potager : 
les oignons et aulx sont rentrés, avec 3 semaines d'avance. 
Les framboisiers et fraisiers continuent de me régaler en petits fruits. 
Mes courgettes d'Alger, (couleur vert très clair) sont superbes, c'est une variété qui supporte bien le sécheresse et vu les températures de cette année... D'ailleurs j'en ai semé et plantés d'autres qui prendront le relève. 
Les aubergines ne sont pas en reste, tout comme les poivrons. 
Les seuls qui font la tête sont les haricots et même eux continuent de me donner quelques uns pour mettre dans la salade. Ils ont été dévastés hier par un lièvre, tondus à ras serait plus juste, pas d’inondations de haricots donc.
Les tomates prospèrent mais la chaleur leur donne un coup d'arrêt ce qui fait qu'elles rougissent moins vite, et oui, même elles font la sieste. 
J'avais planté du basilic à l'abri des plants de tomates eux prospèrent avec les tagètes nématocides. 
Les raisins sont aussi de la partie et j'espère avoir du raisin de table pour mi-août.
Par contre les pommes sont tombées en nombre, dégâts dus à la sécheresse. 
Les jeunes amandiers  sauvages ont du mal malgré un arrosage par semaine. 
L'herbe est plus que brûlée, la terre est à beaucoup d'endroits presque de la poussière, on se croirait en bordure du désert, d'ailleurs le vent et la chaleur viennent du Sahara.
Je vais finir par faire la danse de la pluie, depuis deux mois pas une goutte. 
Tout souffre : les buis sont marrons et les thyms on dirait qu'ils ont séché sur pied. 
La seule touffe verte est la sarriette, d'ailleurs il est temps que j'en coupe, et que j'en sèche de mon herbe à fayots : en mettant un brin dans vos haricots et autres fayots vous les digérerez mieux.








lundi 29 juin 2015

Quelques arbres

Comme le jardin est en sommeil-sieste pour cause de canicule persistante + 42° C à 15 h 00 de l'après-midi... je vais vous montrer quelques arbres emblématiques de ma contrée.

Tout d'abord l'arbre totem des Volques Arécomiques, un des nombreux peuples gaulois (celtes serait plus exact) qui habitaient dans la région des plateaux qui partaient de Nîmes vers les Cévennes. J'ai donc nommé le Micocoulier (Celtis australis)

Il mesure 3 mètres pour 15 ans d'âge, il y a n'a un autre derrière lui qui est nettement plus petit, pourquoi ? mystère


Un arbre qu'on connaît assez mal ces dernières décennies dans le midi pour cause de : "non vintage". 
En effet , c'est un arbre endémique, qui ne paye pas de mine, il n'a pas de prédateur (du moins pour l'instant), il est adapté à notre climat un peu bizarre : été caniculaires, hivers froids avec vent et des pluies selon l'humeur du ciel.... enfin bref LE arbre idéal , mais point exotique, et parfois cette dernière condition est rédhibitoire. 
Pourtant longtemps nos anciens, ceux du XIXème et début du XXè l'ont planté comme arbre dans les allées et le long des routes, pour remplacer le platane. Il supporte aussi la pollution sans que cela le perturbe dans sa vie, la seule difficulté et elle est de taille, sa croissance assez lente au début. Vous le trouverez à Arles sur la promenade des Lices , à Nîmes idem, tout comme dans certaines rues de Montpellier. Comme sur le devant des mas pour l'ombre, qu'ils dispensent facilement.

Il peut atteindre 15-25 mètres de hauteur, les feuilles sont caduques d'un vert sombre en forme de feuilles lancéolée. Il faut choisir le lieux de plantation avec prudence car il peut vivre jusqu'à 500 ans selon la littérature.

Et puis vous le trouvez à Sauve sous forme de cépées. Je vous avais déjà parlé du "Conservatoire de la fourche à Sauve"  <   http://fourchedesauve.free.fr      >  et de ces merveilles. 
Mais en dehors des fourches et autres râteaux, on se servait aussi de son bois pour les manches des outils, notamment de ceux des carriers. Le bois a des fibres assez longues mais serrées ce qui le rend idéal pour la confection de manches, il se tord, a du ressort, et casse difficilement. Comme il supporte la vapeur et donc par là même la chaleur + eau c'est le bois idyllique pour être utilisé dans des conditions extrêmes. Tout comme des rameaux fins on fabriquait des cravaches en le tressant.
Leur écorce peut aussi servir de teinture : couleur jaune.
Pendant les deux dernières guerres on se servait des ses fruits (des micocoules, petites baies noires à maturité) comme ersatz de café, une fois torréfiées, autrefois on en faisait aussi une liqueur (a base de vin blanc).
Et je passe du fait que les feuilles donnaient une litière aux animaux.
Pour ma part j'en ai planté quelques uns, les autres sont dus à l'aide jardinières des oiseaux qui raffolent des fruits et qui les dispersent de partout.


Mes micocouliers commencent, au bout de 15 ans, a avoir enfin à un développement correct mais comme ils vivent vieux, ils ont tout leur temps pour atteindre leur taille respectable, et moi le temps de les admirer car je trouve que ces arbres ont "du chien".



Autre arbre emblématique de ma région : c'est le Murier à mures ou Murier à feuilles de platane  (Morus Bombycis). Non seulement cet arbre nous donne de l'ombre, dans notre région où on recherche systématiquement à nous mettre à l'abri de la canicule l'été... et pas que pour déguster l'eau anisée ou le petit rosé de tonton.


Un des deux muriers, devant la maison bien entendu


Mais cet arbre a surtout servi à nourrir les magnans c'est-à-dire les vers à soie (ou bombyx mori). C'était une économie de femme, au XIXè se sont elles qui éduquent (eh oui on dit ainsi pour élever les vers à soie) les vers, ce sont elles qui les portent, littéralement, de l’œuf au cocon et ensuite qui transforment les cocons en fil à soie très précieux pour les soyeux de Lyon.

D'ailleurs ce sont ces derniers qui ont initié cette culture en Cévennes et sur ses contreforts. Ils apportaient en février aux femmes des sachets dans lesquels il y avait les précieux œufs, ces dernières attachaient les sachets sur des ceintures sous leurs jupes (il fait chaud et l'hydrométrie est constante et parfaite pour que les œufs éclosent... sic). Une fois les minuscules vers sortis on les gardait au chaud sur le potager (lieu humide dans la cuisine) dans un panier et on les nourrissait avec les premiers bourgeons des muriers à peine éclos. Au fur et à mesure que les feuilles grandissaient les vers aussi et vice-versa. Vers les mois de juillet - août les vers étaient de grosses larves bien dodues et à ce moment là on allait en garrigue cueillir des branches de genêts-scorpion (une saleté qui pique) sur lesquels les larves grimpaient pour faire le magnan autrement dit le cocon. Une fois ce dernier bien fait on ramassait les branches et on les plongeait dans des marmites d'eau bouillante  sauf quelques uns qu'on laisse éclore pour les œufs de l'an prochain. On était bien obligé de les ébouillanter pour garder le cocon intact et après une nouvelle plongée dans l'eau bouillante, qui permettait d'ôter la "colle" on dévidait le fil. Tout ceci était une affaire de femme. Dans les greniers des maisons cévenoles on a aménagé des magnaneries qui servaient à chaque famille d'arrondir leurs fin de mois. C'était un complément de revenu assez appréciable, surtout que les travaux se déroulaient à un moment de l'année où la vigne laissait quelque répit.

Pour donner les feuilles aux vers on coupait les branches neuves de l'année et on effeuillait  ces dernières. 
Les vers étaient sur des "claies" ( ce sont des étagères assez larges, faites en roseaux) et sur lesquelles on posait une couche de feuille par jour au début, pour terminer par deux voire tout à la fin, par trois couches par jour. 
Il reste encore de très vieux muriers qui ressemblent à des arbres trognes et qui ont subi cette coupe.

Afin de s'épargner des aller-retours fréquents on plantait donc les muriers devant les mas des paysans, ou même devant les cabanons et autres mazets. 
C'est encore aujourd'hui une tradition, le descendant de paysans mettra plutôt un murier devant sa terrasse plutôt qu'un arbre "exotique". Et chaque automne on lui coupe les branches de l'année en forme de table pour en faire un parasol végétal. On a perdu souvent le pourquoi du geste mais le geste reste...

Pour revenir à des considération plus terre à terre , les muriers, à condition qu'on les laisse aller à leur envie naturelle "montent" à 8 mètres de hauteur, ils supportent la sécheresse, le gel et les coupes des apprentis élagueurs sans problème.
Le tronc peut se creuser, sans que cela affecte l'arbre dans sa vie (ne pas mettre de ciment ou autres cochonneries dans les creux svp, c'est cette déplorable habitude qui fait mourir l'arbre). 
Le seul hic ici aussi c'est la longévité de la chose en question : 500 ans...
Ils ont des fruits, des mures, qui sont bonnes à manger, et qui sont à déguster au mois de juin, même si elles ne seront sans doute jamais sur une carte de grand-chef. Autrefois on en fabriquait une confiture, peu sucrée car en effet ils en contiennent fort peu. Les drupes, peuvent être de deux couleur : blanche ou violette, ces dernières sont, à mon goût plus gouteuses. 
Chez nous ce sont les chiens qui en raffolent, tout comme les oiseaux. Inconvénient majeur, et il faut le savoir, les mures tachent les sols, donc si on veut planter des muriers il existe aujourd'hui des variétés sans fruits.

Bon la science c'est comme la confiture et pour ce soir je vous en ai fait assez avaler.
Sur ce je vous souhaite bonne lecture et à une prochaine suite.





vendredi 19 juin 2015

Pousse de Garriguette



Avant la pluie.....

La pousse féminine de Garriguette a trouvé le moyen d'aller voir ailleurs si l'herbe est aussi verte.
Et pour être certaine que cela valait le coup elle est partie en ...

NOUVELLE ZÉLANDE

Pour ceux qui veulent aller voir les tribulations d'une pousse de garriguette en goguette c'est par là  <https://glennturner1868.wordpress.com/>



Après la pluie... le fleurissement des lys de pousse



vendredi 29 mai 2015

TEMPUS FUGIT



 
Une des nombreuses orchidées sauvages qui poussent autour de la maison (copyright de pousse...)


Je pourrais aussi écrire que mes journées n'ont pas assez d'heures pour faire tout ce que j'ai envie d'accomplir... mais c'est le propre des paresseux dont je fais partie.

Déjà un mois que je n'ai rien écrit et à peine eu le temps de passer chez les uns et les autres en vitesse. 

Il n'y a pas que le jardin qui m'a tant accaparée mais aussi la maison. Avec ma pousse féminine, qui va quitter le nid dans les jours qui viennent pour aller voguer vers les horizons des mers australes, nous avons entrepris un nettoyage de printemps digne de la grande époque. Tout lavé, lessivé, trié, donné, jeté et j'en passe, et ceci du toit à la cave. Enfin, elle en a fait 80 % ,et moi pour une fois je n'ai pas eu le peps habituel (âge ? SIC), et moi les 20 % péniblement en la suivant. J'ai essayé d'assumer un max mais que ce fut dur... Décidément va falloir que je change de manière de procéder l'an prochain. Une fois remis la maison sur ses pieds j'ai attaqué un certain nombre de rénovations, notamment dans la chambre d'amis et où nous sommes encore en train (vous verrez des photos une autre fois, lorsque le tout sera terminé) de peindre, refaire les rideaux et de changer un petit peu l’aménagement.

Et puis j'ai eu la joie d'accueillir mon amie Marian et son mari Fredy pour quelques jours, des heures de papotages, au jardin et à l'intérieur pour temps incertain, mais quel plaisir de les avoir chez moi... un vrai bonheur ! Merci à Fredy  pour m'avoir dévoilé un certain nombre d'astuces de mon appareil photo. Les photos vont, peut être enfin, être moins minables...

 
 Un avant/après du potager : après 10 jours de laisser-aller en tonte... no comment



 J'ai profité aussi un petit peu du jardin, continué de planter au potager les aubergines, poivrons et dernièrement les poireaux (un de nos légumes préférés).

Ce soir en arrosant, j'ai vu qu'enfin les premiers petits pois seront bientôt prêts. Les salades sont avalées en grosses quantités car il fait 34°C depuis hier et avec la chaleur elles ne vont pas tarder de monter en graines. Les fèves par contre, à part se remplir de pucerons, ne feront pas grand'chose cette année. Mais bon je leur pardonne volontiers car je les sème justement pour avoir la paix sur les autres plantes...
Les tomates ont été plantées juste après les cavaliers (saints de glace pour les nordistes) et ils commencent à prospérer. Les framboisiers ne sont pas en reste avec tous les fruits qui se préparent. Les fraisiers, eux, ont donné la valeur d'un bon bol, ce qui est honorable pour des plantes mises en place l'automne dernier.

Côté fleurs, après le défilé des iris germanica (ici un aperçu) 

 
les "grands" iris germanica déjà présents au jardin depuis de nombreuses années

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Copper classic

Let's boogie ???? Il était déjà présent au jardin mais devient de plus en plus beau

Dame de coeur

Art déco

Vita Fire



Les rosiers ont pris la relève tant bien que mal, car le vent du nord a soufflé à 90 km/h pendant 10 jours ce qu'ils apprécient moyennement. Le vent dessèche tout et met à mal les pousses de l'année comme les fleurs qui perdent leurs pétales rapidement. Les pivoines ont ployé leurs têtes en semant allègrement les pétales à cause du vent. Mais déjà l'été s'annonce avec les gaillardes et les lavandes qui commencent à pointer leurs tiges. Le gazon d'Espagne ou plutôt les plants d'armeria formosa ont fleuri superbement, tout comme les cistes que j'avais planté l'an dernier devant la citerne.
 
le devant de la maison avec mes rosiers sans nom

"Jenny Duval" de chez le jardin de Thalos

"Duchesse d’Angoulême" de chez le jardin de Thalos


La petite fleur du "Cardinal de Richelieu" toujours de chez Thalos







mon "gazon d'Espagne" bien en fleur

une gaillarde : "Arizona Red Shades" de chez Hortiflor

la gaillarde "Royale" de chez Hortiflor

mes "Coquelourdes" ou Lychnis coronaria




J'avais espéré avoir le temps de dégager mon rond-point et de terminer mon muret sur le côté de la citerne, mais il va falloir que je me montre plus prudente (j'ai agacé mon dos avec mon hyperactivité et il s'est rappelé à mon bon souvenir en me clouant pendant 4 jours sur le fauteuil).



Une fois la chambre retapée et enfin remeublée il me reste à remettre la piscine en place et l'été sera vraiment là. Les meubles de jardin sont déjà sortis et on en profite dés qu'on a une minute. 

Notre place des repas, à l'ombre des muriers et devant les plates-bandes des fleurs : un délice


Côté oiseaux : je suis encore trop mauvaise photographe pour arriver à les mettre en boîte, les Aigles de Bonnelli chassent la souris et le serpent, les guêpiers ou chasseurs d'Afrique sont arrivés avec 5 jours de retard sur leur calendrier habituel, mais depuis ils nous régalent avec leurs cris particuliers. C'est un oiseau qui donne l'impression d'être orange quand il vole, c'est superbe. 
J'ai de nouveau aperçu le geai des chênes, il vient parfois sur les cyprès voir s'il n'y aurait pas quelque chose pour lui. 
Sinon la petite gent ailée : rouge-gorges, rouge-queues, mésanges, moineaux et autres sont en train de couver ou apprendre à leur progéniture les risques de chats chasseurs à proximité. 
En ce qui concerne les amphibiens : les orvets ont été ramenés à la maison par nos deux loustics, tout comme un certain nombre de lézards des murs et de lézards verts. J'attends avec angoisse leur premier lézard ocellé, une bête magnifique mais qui se défend contre les chats. 
Je ne parle pas non plus des serpents, que je n'aime pas particulièrement, qu'ils m'ont rentrés, notamment une couleuvre et très certainement une petite vipère, si j'en crois de ce qu'ils m'ont laissé (la queue). 
La rainette verte  a été avalée et les crapauds de terre sont allés se mettre au frais en attendant la prochaine pluie.
Pour l'instant les cigales ne chantent pas encore mais les grillons s'en donnent à coeur-joie.
Voilà pour la ménagerie sauvage...


un visiteur sur "l'épine du christ" en fleurs et qui sentait le miel (copyright de ma pousse)



P.S. Il tombe trois gouttes ce soir, mon chef avait raison contre météo France : il l'avait prédit.

Je vous souhaite à tous un merveilleux week-end dans vos jardins et une bonne semaine dans vos diverses activités.

vendredi 24 avril 2015

Les news au potager

Je vous avais promis, dans mes commentaires sur certains blogs,  de vous donner des nouvelles de mon potager.
 
Au premier plan mon lilas à feuille d'aucuba, derrière le lilas "Carpe Diem" et le foncé au fond c'est "Souvenir de Louis Spath". Ils me font comme une haie et j'ai bien l'intention de continuer ainsi en face avec des lilas plus rares



C'est le temps où le lilas fleurit donc le temps de semer un certain nombre de choses au potager : haricots verts et blancs, les patates... la terre est réchauffée suffisamment.

Pour ceux qui se demandent combien de temps par semaine je consacre à mes légumes : il faut compter un minimum de 1 heure par jour. Comme je suis seule à faire ce labeur... il me faut un temps certain. 

Et encore j'ai de la chance, ma pousse jardinière à eu la gentillesse il y a quelques années de me fabriquer des "banquettes " en planches de coffrage : deux planches pour la longueur et une 1/2 planche pour la largueur : ce qui donne 6 mètres x 1.50 m. Il y a en tout 8 banquettes. Elles sont tenues par des piquets de 50 cm en fer à béton enfoncés dans le sol : le tout ne coûte pas une fortune et le bois, lorsqu'il est pourri, part dans le broyeur et ce retrouve sous forme de BRF (Bois Raméal Fragmenté) et ensuite dans mes plates-bandes = "rien ne se perd tout se transforme"...

Bon pour revenir à mes banquettes.

Avant la première il y a deux rangs de 12 framboisiers qui ont été chouchoutés avec de la terre de bruyère et du compost et je suppose que cette année (leur deuxième été) ils vont me rendre au centuple mes bienfaits. La terre de bruyère est là pour amender ma terre argilo-calcaire lourde. Je ne le fais que pour eux car pour des ronces qui ont des racines traçantes pas trop profondes cela vaut le coup.


La première banquette : 

A gauche il y a les échalotes et ensuite vers le haut les aulx, les autres rangs sont tenus par les oignons : des blancs et des jaunes et tout au fond en haut à droite il y a une gourmandise Cévenole : les oignons doux des Cévennes, ils ne font pas pleurer lors de l'épluchage et sont un délice farcis...




La deuxième:

Ce sera la planche à "tout faire" où je sème de façon régulière les radis (un des rares choses que je rate pour cause de trop de chaleur ! (les jardiniers peuvent être de mauvaise fois aussi...) et cette année donc il reste à gauche les derniers épinards qui ne vont pas tarder à être employés dans un soufflé et en salade, ensuite de la salade, à couper et en plants, deux sortes. A droite, en bas, vous avez les céleris branche et ensuite les côtes de blettes et pour terminer les essais de courgettes : il y a n'a tout de même trois qui ont résisté, à voir combien de fleurs j'aurais en beignet. Tout en haut ce sont deux plants d'oseille qui sont en place depuis quelques années et que je vais multiplier cet automne, avis aux amateurs.




La troisième :

C'est la nouvelle planche de fraisiers "mara des bois" . J'ai refait complétement la planche, avant ils se trouvaient sur la planche n°1, mais au bout de 4 ans ils ont besoin de se transporter ailleurs et comme les fraisiers que j'avais étaient âgés de 10 ans il était temps de tout revoir. Le compost + le fumier ont fait des merveilles... Les premières fraises sont superbement juteuses.





La quatrième :

Ce sera la planche aux tomates : j'ai planté des salades en attendant, au bord et dans une grosse quinzaine de jours les plants de tomates suivront, en deux rangs, les salades se trouveront à la longue un petit peu à l'ombre, ce qui leur convient mieux et au milieu il y aura des tagètes car ces derniers tiennent éloigné les pucerons : une année tagètes et une année capucines...  Cette année je ne profite pas des arceaux de la serre car les tomates ont besoin d'une rotation de 5 ans, de plus il faut que je peaufine mon installation.




La cinquième :

A gauche , un de nos plaisirs du midi : des fèves, nous les mangeons crues comme des radis avec du sel. Au deuxième rang ce sont des petits-pois, il y a un autre rang vers la droite, je viens de le semer et au bord un rang de carottes, les deux se marient bien.
Au pied mon dernier artichaut, un rescapé. Il va falloir que je revoie leur emplacement.




La sixième : 

Sous le cordeau il y a le semis des haricots. Une vertu des lilas en fleurs : c'est le moment de les semer, la terre doit être à 12°C environ sinon ils ne germent pas et avec les chaleurs de ses derniers jours le compte y est.
Sur le reste de la planche il y aura d'autres rangs de haricots verts à 3 semaines d'intervalle afin d'en récolter suffisamment pour en faire des conserves et qui sait d'en sécher peut être une partie... sublime en cuisine





Les deux dernières :

Elles sont encore pleines de "mauvaises herbes " car je ne désherbe qu'au fur et à mesure et pour la septième elle accueillera les aubergines, poivrons et poireaux.
La toute dernière on verra car il faut que j'enlève les bulbes à safran que j'y avais mis il y a 4 ans et qui doivent déménager et ensuite il y aura du fumier et du compost avant toute chose. D'ici là, je vous aurais surement remontré mon potager.

Si le temps me le permettra ce week-end (ils ont prévu de la pluie) il sera temps de passer la tondeuse entre les banquettes, l'herbe pousse rapidement avec les pluies et les journées à 24° C.


Un petit tour dans la serre :

Voici mes bébés tomates qui iront trouver leur emplacement dans 3 semaines : des "Marmande", "belle Arlésienne" et "Ganti". Cette dernière pour la première fois...

A gauche le deuxième semis des poivrons (le premier à été boulotté par les souris), des courgettes, des piments d’Espelette



Un petit tour au jardin des fleurs :




Mon dernier "craquage" : un corête du japon avec des fleurs simples : pas très fréquent





Les premiers iris de Hollande




Un genêt "scorpion' (ils ont des épines à la place des feuilles et ça "fait un mal de chien"), mais qu'elle odeur !!!!




Le lilas "Madame Lemoine" devant le classique des oiseaux. En fait les deux lilas "seringat vulgaris" ont été apportés par les oiseaux...




Et pour terminer ma pivoine rouge foncée, presque violette avec à ses pieds une invasion de myosotis...


Je vous souhaite une bonne semaine jardinée.




dimanche 19 avril 2015

Il court, il court...

... Le furet?... le lapin d'Alice au pays des merveilles ?...
une petite partie des fleurs sauvages entre les amandiers

Les iris sauvages n'aiment absolument pas être transplantées, de plus leur floraison dure le temps de 2-3 jours, il faut être vigilant si on ne veut pas les rater

... Non, ... c'est le jardinier qui court, ou plutôt la jardinière qui ne sait plus où donner des deux mains pour tenir tête aux explosions des mille fleurs et merveilles de son jardin.

Je suis débordée, vous l'aurez compris au vu de mes apparitions spartiates sur vos blogs et surtout de la tenue du mien. Mais aujourd'hui le jardin est sur "pause" pour cause de pluie incessante et abondante. Chouette, je ne devrais pas arroser, ce que j'ai commencé à faire depuis le début du mois d'avril , chaque année un petit peu plus tôt que l'année précédente, et puis ma citerne dédiée à l'arrosage se remplit à nouveau de ce que j'ai déjà utilisé, du moins je l'espère.









Au vu de  la qualité photographique, vous l'aurez compris vous-mêmes, les copyrights sont pour ma pousse...


Avec la pousse féminine nous avons fait une petite escapade au Jardin de la Bambouseraie, à Anduze, dont je vous ai longuement parlé l'an dernier. Je voulais absolument voir les camélias en fleurs. L'an prochain ce sera sans faute le Jardin de la Prairie sur Alès, il paraît que c'est une pure merveille. Les deux jardins sont à 40 km de chez moi mais en terrain acide, du coup ils peuvent avoir les plantes dont je rêve : azalées, rhododendrons, camélias, châtaigniers et j'en passe...






Comme vous pouvez le voir sur les photos mes semis ont grandi et il est plus que temps que tout ce petit monde trouve sa place au jardin, les soucis, les tagètes, les tomates (faudra attendre le passage des saints de glace ou cavaliers comme on les nomme ici), la deuxième fournée des courgette : les premières ont rendu l'âme très cavalièrement suite à deux nuits de gel et ce malgré mon tunnel... 
Je savais que je prenais un risque mais c'était pour avoir mes fleures de courgettes en beignet, va falloir que je me contente d'une fournée plus petite. 
Les poivrons ont été resemés car les souris m'ont boulotté les premières graines... et ainsi une deuxième fournée est en attente de bien vouloir se dépêcher de germer. 
Les plants de tomates ont été mis en poquets et logiquement devraient rejoindre le potager mi-mai, après les fameux cavaliers. Beaucoup de mes amis jardiniers sont étonnés que dans mon jardin je suis à la traîne pour les mises en place de mes plantes potagères de soleil (tomates, aubergine, poivrons et autres courgettes) mais voilà comme je n'ai absolument pas d'arbres ni de murs qui pourraient protéger un tant soit peu les plants des vents coulis froids, je pense à Dame Tramontane et au Sieur Mistral il me faut me montrer prudente. 
Je ne le suis pas toujours et je me fais régulièrement "avoir" et donc malgré tout je finis par être beaucoup plus circonspecte.


le merisier qui grandit de façon superbe, enfin un arbre qui se développe normalement...

une des fleurs de la pivoine, hier avant la pluie

le plus grand des lilas, un lilas traditionnel qui ne porte pas de nom, ce sont les oiseaux qui me l'ont donné

les premiers iris germanica du jardin en fleurs, leur nom ? Je ne sais, elles étaient déjà présentes au jardin lorsque j'ai pris la relève

le vieux cadre va servir de tuteur au rosier Albertine de chez "les roses du Jardin de Thalos", cette plate-bande va être "habillée" durant toute l'année 2015 et j'espère pouvoir vous la monter en son entier, terminée, l'an prochain.

idem que pour les iris et le lilas, pas de nom pour ce rosier grimpant qui me fait le cadeau de la première rose de l'année

Comme je vous le disais en début d'article il pleut et pas qu'un peu, bien entendu sur mes fleurs de lilas, magnifiques cette année, je les aurais vus hier en tondant mes "pelouses" , en fait du chiendent, tout comme ma pivoine rose (un achat en solde il y a près de 20 ans et qui a mis très longtemps à fleurir). c'est comme une malédiction sur cette pauvre plante, chaque fois qu'elle est en fleurs il pleut et dès le lendemain les grosses inflorescences sont gâtées par le trop plein d'eau. Heureusement les autres pivoines sont encore en boutons, je vais donc en profiter d'avantage, du moins je l'espère.


Je vous souhaite une bonne semaine jardinière et beaucoup de bon temps.