jeudi 31 mars 2016

le Tango du temps

Le mois de mars est arrivé en fanfare, avec à la clef les quatre saisons en une seule journée.
Il n'a donc pas démérité sa réputation du mois de fous, ou "fadas" si vous préférez.
Prunus avec à ses pieds des hellebores dans le jardin public entourant le Mausolée du Duc de Brunswick
Mais bon, depuis, une petite virée sue les bords du lac Léman, pour aller admirer les dernières nées des voitures (pour faire plaisir à Jules) nous a permis d'admirer les sommets enneigés du Salève et de l'arrière pays français.
La "star" du salon : la Bugatti "Chiron" , une merveille, même si ce n'est pas une plante...
Une fois les capots, roues et autre mécaniques dûment admirées il nous est resté un petit peu de temps pour aller faire un tour au bord du lac et surtout au jardin botanique. Je ne pouvais tout de même pas rater les fleurettes genevoises. Dans ce jardin , encore en repos hivernal pour beaucoup de plantes, j'ai pu quand même admirer l'explosion (il n'y a pas d'autre mot) des crocus blancs et mauves sous certains arbres: un vrai festival. Les narcisses ont elles aussi déjà pointé leur nez. Mais à part cela pas grand'chose sinon une "montagne" pour montrer les fleurs alpestres : je devrais revenir à plusieurs périodes de l'année pour pouvoir admirer toute l'étendue de la flore.
une idée de sous-bois genevois, au Jardin Botanique

Depuis le retour, le quotidien a repris son cours et c'est la serre qui me prend le maximum de mon temps. Je continue à semer, transplanter et arroser les plantules. Dans la serre il fait déjà une température appréciable, ce qui me permet d'aérer durant la journée, mais le soir il ne faut pas oublier d'aller fermer, les températures continuent de flirter avec les - ° C la nuit et le risque de voir les plants geler n'est pas négligeable. 

En milieu du mois première tonte de l'herbe à chèvre devant la maison. Avec les pluies hebdomadaires et les températures avoisinant les 16°C dans la journée l'herbe pousse et je ne veux pas me laisser gagner dès le début de la saison. 
une de ces petites merveilles, mon APN ne me permettant pas de plan large pour donner l'idée sur la petite colline

Comme vous pouvez le voir les narcisses sauvages sont au rendez-vous, la petite butte devant la maison en a été pleine et les iris derrière l'ancienne remise se sont aussi mis de la partie, depuis la photo, les trois coloris ont gagné en plénitude pour les foncées et les presque blancs et défleuris pour les jaunes qui ont ouvert le bal cette année.
 
Les iris germanica du jardin ne sont pas en reste et pour une fois les jacinthes n'ont pas encore été boulottées par les sangliers qui en sont fort friands. 
Les seules qui ne se sont pas vraiment montrés ce sont les narcisses du jardin : les mulots en auraient-ils fait leur ordinaire ? Pourtant mes deux loustics ne laissent pas vraiment une chance aux copains de Mikey. 
 
mon "coin" plantes de terre de bruyère : hamamélis et les tulipes rouges de Hollande, une scène qui émerveille toujours les visiteurs
Quelques nouveaux pensionnaires : deux pélargoniums qui m'ont  plu lors de la journée des plantes de la supérette au bourg voisin, cela me permettra de remplacer ceux qui ont rendu l'âme l'an dernier et de combler les trous dans les jardinières.
Le même jour je n'ai pas pu m'empêcher de faire suivre des nouveaux fraisiers: je n'ai pas eu de chance l'an dernier avec les "mara des bois" et donc j'ai décidé de replanter en changeant la variété : des "charlotte", remontante, et aussi excellente que les mara. La pousse jardinière a décrété, fort à propos, que j'avais un champignon dans mon carré de fraisiers et que c'est lui qui me faisait disparaître les plants. Il ne faut donc pas enterrer les plants et même laisser le bout de "tronc" au-dessus de la terre. Si jamais les feuilles ont des petits points brun foncé, il faut les ôter illico et les mettre soit au compost soit au feu... Donc je suis partie sur une plantation moins profonde, je fais attention a ne pas enterrer le collet et je tiens éloigné le BRF des plants. On va voir ce que cela donnera cette année.
 
de gauche à droite : menthe, rosier "Evangeline" et un chaenomeles japonica , autrement dit un cognassier du Japon, mais avec des fleurs couleur saumon !
Pour le dimanche des Rameaux, le bien nommé, il y avait la fête des plantes rares "Primavera" à Montpellier, au Jardi des plantes. Bien entendu je suis allée faire un tour et je suis revenue avec seulement trois coups de coeur. Les fonds étant en baisse après l'escapade Genevoise et de plus je voudrais me montrer un petit peu plus prudente dans l'achat de plantes. Oh, ce n'est pas la place qui me manque, mais je voudrais donner une cohérence à ce que j'achète et ne pas faire un catalogue de tout ce que je trouve. On va voir combien de temps j'arriverais à tenir cette résolution... De plus la saison des plantations dans le sud s'achève et sauf l'achat en container il faudra attendre septembre pour recommencer.

Je termine avec le dernier jour du mois des fous, avec un temps de même, beau temps ce matin, nuages et vent du sud en tempête avec gouttes ce soir.

Je vais préparer mon poisson d'avril pour demain, je ne sais pas si je pourrais le coller dans le dos du chef...  en tout cas je vais apprendre à sa fille cette vieille tradition.


 
















 Mes iris sauvages qui sont absolument superbes et dont je crois je suis tombée amoureuse malgré leur petite taille (20 cm tout au plus, dont la moitié est la corolle).
 

dimanche 14 février 2016

REPOS DOMINICAL


 
Deux centimètres de neige au jardin du Prosper, et l'hiver est là ! Photo de janvier.



Après une semaine passée à nettoyer les premières planches du potager, tailler le rang des raisins de table, le pommier, donner un petit coup de propre au cognassier, ainsi que surveiller quotidiennement mes semis, qui prennent leurs aises dans la serre, je me repose comme on nous le préconise. D'autant plus que hier soir et cette nuit nous avons eus une tempête avec des averses qui ont tout détrempé et qui m'empêchent d'aller gratter.
Une semaine a passée depuis ces premiers mots, mais je les aise car côté temps rien ne fut simple et entre pluie et grand vent pas moyen d'aller faire du jardinage. s'il fait beau on a le vent  qui souffle en tempête, sinon il pleut, une pluie conséquente et froide.
Anémones dans le rond-point

souci avec les rosiers devant la maison

Une des hellébores, "White Spotted Lady"

Giroflées "ravenelles" qui sont en terre depuis 2014, tourneraient-elles en vivaces ?

des pensées dans les rosiers

Comme vous pouvez le voir, quelques fleurettes se prennent pour des pionnières et s'en vont étaler leurs corolles bien tôt dans la saison, mais cette année tout est bizarre, je sais je me joins au chœur des jardiniers inquiets de la tournure que la nature prend. 
Mon chef, qui est vigneron, a stoppé la taille des vignes par peur d'un retour de 1956. L'hiver avait été pareil à celui que nous sommes en train de vivre, mais le printemps fût tout autre : 3 semaines de gel à -25° C et tous les oliviers qui poussaient dans le village y laissèrent leur vie. Du coup prudence est mère de toutes les vertus (c'est lui qui le dit). 
Bon on va espérer que les choses ne ce répètent pas forcément. Le fait de tailler les sarments permet aux "yeux"  de démarrer et donc de fabriquer les premières pousses et ainsi le cep devient très vulnérable au gel.


L'hellébore "Blue Lady" qui m'a fait 2 fleurs cette année, superbe !

L'hellébore "Snow Love" , toute timide, mais même sans neige elle fleurit.


Avec Jules (et c'est à souligner car il a horreur de m'accompagner dans les magasins) nous sommes allés à Botanic pour faire quelques emplettes de végétaux. Je suis toujours à la recherche d'un malus pour accompagner celui que pousse voyageuse s'est choisie. Mais, oh, déception, le choix des plantes en pot ne fut pas à la hauteur de mes espérances. Il s'avère donc que de plus en plus je me tourne vers les pépiniéristes des alentours. J'ai été très surprise par la présence de pivoines sous forme de griffe parmi les bulbes d'été (dahlias et autres glaïeuls), surtout lorsqu'on sait qu'une pivoine plantée au printemps mettra x années avant de nous régaler avec sa floraison. Enfin, quand le gain nous tient... et ensuite énormément de plantes de  terre de bruyère. Or ici c'est plutôt de la terre argilo-calcaire, même aux alentours de Montpellier où le magasin se tient. 
Les achats de plantes en pot. Les deux premiers sont allés sous les cyprès, que pousse a taillé, et où j'ai mis des heuchères. Ils sont là pour remplacer les plants morts. Par contre l'euphorbe et le petit  pittosporum pour le devant de la citerne ainsi que le sorbier qui se trouve à côté de l'érable de Montpellier dans ma nouvelle allée.

Bon, je suis revenue tout de même avec quelques petites plantules qui vont rejoindre mes plates bandes, et notamment un sorbier des oiseleurs que je sais envahissant. Pousse jardinière va hurler mais tant pis. Il va rejoindre mon allée que je suis en train de créer. Elle va de la piscine, derrière une partie des cyprès pour tourner à 90° degrés et s'en aller vers le chemin qui passe derrière la maison, le tout sur une cinquantaine de mètres. J'y ai déjà planté 4 merisiers,l'érable champêtre, l'érable de Montpellier, le malus aldenhamensis, un amélanchier comme arbres. Les arbustes sont : noisetier tortueux, escalonia,  jasmin, buddléia, caryoptéris, deux lilas des Indes, coréopsis, des pousses de Kolkwitzia (prélevés de mon "immense" plante rabattue en automne) un petit peu partout, un viorne-tin, un grenadier, une spirée, un abélia (couleur non définie, pas d'indications sur l'étiquette) et deux folies : des bambous nandina. J'espère que mes plantations prendront de l'ampleur et ainsi me permettent aussi de changer un petit peu l'allure de la vue qu'on a en arrivant à la maison. Il me faut trouver un banc pour m'installer et en profiter.

Autre trouvaille qui permettra de faire la liaison entre la place sous les muriers platanes et cette allée c'est un morceau de tête de lit en fer. Il me faut la peindre en noir ferronnerie et elle sera installée entre les bambous pour faire croire à un petit pont. Il me faut d'ailleurs transporter ailleurs la terre extraite du fossé qui entourent les bambous et les empêchent de tout envahir. J'ai bien envie de leur adjoindre de l'autre côte du "pont" des collègues avec une couleur différente, un feuillage ou la tige plus foncé peut être ? Encore des chantiers en perspective.



les nérines ont trouvé leur place parmi les rosiers anciens et les pots directement dans la serre pour attendre les transplantations des plants de tomates et courgettes.

J'ai fait suivre de Botanic deux sachets de Nérines qui avaient tant plu à pousse voyageuse lors d'une fête des plantes à St Jean du Gard. J'en ai trouvé des blanches et des roses. Et elles ont rejoint la plate-bande des rosiers anciens.

Les semis sont en pleine "pousse" et j'en ai encore d'autres en réserve. Heureusement que j'ai la petite serre, elle est pleine de mes semis et autres plantules qui attendent sagement leur tour pour aller fleurir le jardin et le potager. Les escargots et les souris m'en boulottent de temps en temps mais bon je me refuse toujours d'utiliser les répulsifs et autres poisons. Alors il faut que j'accepte de leur laisser leur dû, j'en sème plus, ils en mangent une partie et j'en ai encore pour faire plaisir aux copines. Que demander d'autre !
Cette année je me lance dans le semis de sauges ornementales, pour, enfin, en mettre le long de la citerne. C'était mon rêve depuis longtemps et je vais voir ce que ça donne, quitte à changer mon fusil d'épaule l'an prochain. J'ai trouvé des graines de sauges annuelles et même vivaces. 
Le seul point noir cette année c'est le rond-point, je rêve d'en faire un coin japonisant mais... les idées me manquent donc à part le nettoyer et le tenir propre ce sera tout. Les idées viendront surement dans le cours de l'année et sinon et bien on attendra.
Premiers semis et premières plantules. Sur l'étagère en bas, tout au fond ce sont des plants de salade. je sais qu'ils sont nombreux, mais entre les baveux et les souris... et ensuite on les mange comme jeunes pousses, un régal.

Pour le potager il me faut absolument désherber pour pouvoir planter mes fèves (c'est un légume que j'adore manger cru en salade, juste pelé et "cuit" grâce à la vinaigrette) ainsi que mes haricots. Botanic m'a permis de récupérer une cagette de pommes de terre "Charlotte". Avec mes patates germées cela sera suffisant pour en avoir des patates nouvelles et se régaler en cuisine. 
Par contre pas de safran cet hiver, il a fait trop doux et les bulbes ont besoin de froid pour fleurir. On verra l'an prochain si la récolte sera au rendez-vous.
A part semer mes sauges je n'ai rien pu faire au potager depuis la semaine dernière, trop de pluie, et tout est détrempé, résultat : mes patates germent et les fèves attendent sagement des temps meilleurs.
Mais je ne reste pas inactive, le mains œuvrent à un panneau avec les horaires d'ouverture et le logo de la boutique de la frangine.  
 

mercredi 13 janvier 2016

Bûcheronnage


le pin après toilettage, il est plus léger et les branches au sol sont allés directement dans les lauriers roses et les iris à ses pieds...




Le jardin du Prosper a connu quelques bouleversements majeurs au mois de décembre dernier.
Mais avec les fêtes je n'ai pas eu le temps de vous en parler et je fais donc une séance de rattrapage avant de filer dans les serres qui m'appellent pour débuter les semis des plantes potagères de cet été.
Malgré un temps maussade, mais heureusement sans vent, la pousse jardinière a décidé de nous débarrasser d'un certain nombre d'arbres devenus encombrants, et ou morts.


Il y a 34 ans...


Vous avez vu la photo d'il y a 30 ans juste après la plantation des cyprès, ensuite cet été et je vous ai donne à voir ce que c'est aujourd'hui.

....Cet été....



Un vrai changement comme vous pouvez le voir avec un cliché de ce jour.

...La pousse en train de "démonter" les deux cyprès. Du coup on voit la maison


C'était nécessaire, car 2 cyprès poussaient dans la ligne électrique et tôt au tard cela nous aurait posé des problèmes avec EDF. Ensuite il a estimé que d'autres arbres devaient disparaître pour un équilibre plus harmonieux, pour des raisons sanitaires (maladie et /ou mort du sujet)
La pousse jardinière qui a une formation d'élagueur-grimpeur (les fadas qui montent dans les arbres accrochés à un harnais et un bout de ficelle, dixit mère poule...). Mais bon, fort utile quand on doit "démonter" un arbre bout après bout afin de ne rien endommager aux alentours. Ici en l’occurrence la ligne électrique et celle du téléphone qui court juste en dessous.
Euh... c'était vraiment un chambard


Une fois nos tas de branchages sur le sol, nous nous avons loué un broyeur de "ouf", un truc de pro bien entendu, qui permet d'enfourner dans ses rouleaux des branches allant jusqu'à 17 cm de diamètre et qui m'a recraché des tas de BRF. Youpie !!!!


Et tout ça pour ça ? Beaucoup de boulot pour une bonne 20aine de brouettes tout de même.



De quoi étaler des couches bien épaisses sur mes plates bandes et mes plantations toutes neuves afin que les buissons cadeaux de cet été puissent trouver de quoi s'alimenter correctement. En même temps la pousse et Jules m'ont broyé un tas de vieilles branches qui seront exclusivement pour les planches potagères car sur les vieilles branches il y avait des champignons xylophages, normal pour la dégradation des bois, mais qui ne doivent pas approcher des plantes ligneuses au risque de se retrouver avec une perte drastique des buissons et autres rosiers dans mes massifs.

Ouah, j'ai reçu une couette toute neuve , moi, et pour remercier je fleuris a tout va



Tout ce chambard nous aura pris 3 jours. Jules et moi tout seuls nous en aurions eu pour la semaine, et encore avec difficulté. Mais le pro de pousse nous a bien conseillés et je dois dire que sans son concours je n'aurais pas osé louer le broyeur en question, tout d'abord il y a des consignes de sécurité assez drastiques et ensuite quand cet engin "bourre" il faut savoir comment faire.


Je me suis donc retrouvée avec 5 tas de BRF qu'il faut maintenant transporter dans les plates-bandes et répandre. La pousse a pensé à sa vielle mère et m'a mis les tas à proximité des plates-bandes susceptibles de recevoir la manne.
Me revoilà donc partie avec un pensum assez conséquent qui doit être fait le plus rapidement possible car les tas de BRF chauffent, surtout avec les températures que nous avons cet hiver.

Pas d'hibernation donc au jardin du Prosper pour cette année. On se rattrapera cet été, du moins je l'espère, sous la tonnelle des muriers.

Pour la suite des aventures faudra attendre. 
Je ne sais pas, je dois hiberner une bonne partie de la journée, car je ne fais pas la moitié de ce que je suis censée faire. 
Je vous souhaite une bonne semaine et à bientôt.
Après des semaines de pluie et de plafond bas nous avons depuis aujourd'hui enfin du soleil et des températures dignes d'un hiver. OUF.

vendredi 1 janvier 2016

VOEUX

LE JARDIN DE PROSPER VOUS SOUHAITE A VOUS TOUS UNE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016.

QU'ELLE VOUS APPORTE UNE BONNE SANTÉ, PROSPÉRITÉ AINSI QUE LA RÉALISATIONS DE VOS RÊVES.
Crèche 2015

mardi 1 décembre 2015

Escapade Alsacienne


 
Le thème cette année dans Kaysersberg était "la crèche cachée". Il y avait des crèches de partout et de toutes sortes.

 
Depuis le temps que je rabâchais mes souvenirs des marchés de Noël alsaciens de mon enfance à mon Jules de mari, nous avons enfin pu nous y rendre. Et en même temps nous avons cassé les pieds à la frangine qui réside dans cette belle région.

Une journée de voyage tout de même pour remonter la vallée du Rhône et la traversée du Jura, en laissant le soleil derrière nous, après Vienne. 
Mais les beaux paysages hivernaux durant notre traversée du Jura m'ont fait oublier les journées ensoleillées de mon midi.
En arrivant sur place, une fois la nuit tombée, nous étions déjà dans l'ambiance grâce aux nombreuses maisons ou jardins illuminés. Mon appareil photo a décidé de me faire rater toutes les photos que j'ai prises de la déco de Noël que ma sœur avait installé exprès pour moi. 
 
Un florilège de pochons et leur contenant. ce dernier avec une déco de technique des serviettes collées

Le temps de l'avent allait débuter j'ai offert à ma sœur et à son fils, un calendrier de l'avent "DIY". Je leur ai fabriqué des petits pochons, avec des motifs peints, brodés, ou en appliqué. 
Chaque pochon contient une petite bricole. Les pochons avec le chiffre pair du jour pour ma sœur, les impairs pour le jeune homme. Bien entendu les petits cadeaux sont en adéquation.

 
Voilà la panoplie, sur mon bureau de bricoleuse

Et comme ma sœur va ouvrir début mars une boutique pour des vêtements seconde main pour grandes tailles et vêtements de cérémonie femme et homme elle a reçu la panoplie de la parfaite commerçante sérieuse, en appliqué et brodé. 

Mes bricolages m'ont mangé une bonne partie du temps disponible du mois d'octobre, c'est une des raisons pour laquelle on m'entendait moins sur la toile.

Le lendemain matin, réveil avec une pellicule de neige dans le jardin de ma sœur ainsi que sur les toits, et un thermomètre qui flirtait avec le 0° C. 

Nous sommes partis vers Colmar pour aller flâner dans les rues et sur les 5 places où se trouvaient les marchés de Noël. Je dois avouer que le fait de disperser les baraques dans divers endroits de la ville, a rendu la déambulation agréable car de temps en temps on sortait de la foule. Bien entendu on trouvait de tout dans les baraques, je dois avouer que les organisateurs ont fait quelque peu le ménage dans les produits proposés et même si les objets sont fabriqués de l'autre côté de la planète au moins ils avaient l'allure alsacienne. On en trouvait pour toutes les bourses et pour tous les goûts. Les façades des magasins étaient pour leur grande partie décorés ainsi que le canal qui a bénéficié d'une attention toute particulière avec des ours polaires et des structures en bois sur lesquels il y avait des arrangements sympathiques qui ont retenu toute mon attention. Pas de photos, car j'ai tout simplement laissé mon appareil sur la table de la cuisine chez ma sœur, tellement j'étais impatiente d'aller prendre une bouffée de nostalgie.

Nous nous sommes régalés et empiffrés de marrons chauds et de bretzels. Pas de vin chaud, notre charrette automobile ne nous permettant pas cette fantaisie. 


Une belle façade décorée à Kaysersberg

Le lendemain nous avons réitéré la chose dans le petit bourg de Kaysersberg, cette fois-ci avec mon appareil photo. Ci-dessous quelques souvenirs photographiques. Ici moins de baraques en bois, par contre toutes les maisons, presque sans exception, pavoisaient aux couleurs traditionnelles de Noël et les magasins avaient tous leur déco en vitrine et à l'intérieur. Comme c'est un des plus beaux villages d'Alsace il y avait énormément de monde: des Français, des Allemands et des Suisses,même quelques groupes d'Italiens ou d'asiatiques. Une vraie tour de Babel. 
Dans l’Église de Kaysersberg il y avait un mannequin habillé en St Nicolas (fête des enfants le 6 décembre) avec son âne et le Père Fouettard.
Ils feront un tour dans le village pour la soirée du 6 décembre et iront distribuer leurs friandises aux enfants sages.


Père Noël a du mal à grimper, je ne sais pas s'il va arriver jusqu'à la cheminée


Encore une façade de toute beauté

La maison ,la façade, l’intérieur du magasin, le tout avec des champignons "amanites" : de très bonnes idées à piocher !

Je n'ai pas fait de folies, les décorations que je possède me suffisent amplement. De plus je n'ai pas trouvé ce que je cherchais : des boules en verre. 

Nous avons ramené de quoi agrémenter nos repas des fêtes avec du vin du village à côté de Kaysersberg. 
L'ambiance était festive, les enfants avaient tous des yeux qui brillaient et les grands étaient sous le charme. Un vrai moment de bonheur, de ceux qu'on garde bien au chaud pour les moments moins agréables.

Lundi le retour fut rapide, mais à partir de Lyon nous avons admiré les sommets enneigés des Alpes. Il y avait même de la neige sur le sommet du mont Ventoux. 

Encore mille mercis à ma frangine et à son bonhomme pour nous avoir accueillis et supportés durant ce week-end. 

A refaire au printemps avec le marchés de Pâques et leurs cortèges de lapins et d’œufs.

dimanche 15 novembre 2015

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

Sur les frontispices de nos mairies et sur l’Église de mon village sont écrits ces trois mots qui ont une signification profonde pour nous, habitants d'un monde libre, où la démocratie, la pensée et les écrits, même subversifs, ont le droit de cité. 
Mais ce qui est arrivé à Paris vendredi, soir, la semaine dernière à Beyrouth et il y a 15 jours en Égypte et en janvier encore à Paris n'a rien a voir avec notre conception de la vie en commun.
Rien, absolument rien ne justifie une telle violence, une telle vague meurtrière. 
Ils se disent respecter des écrits religieux, mais j'aimerais bien connaître les textes auxquels ils font référence, car dans tous nos écrits, que les trois grandes religions monothéistes se partagent, une des valeurs est :

TU NE TUERAS POINT

Et alors ??? 
Abattre froidement des personnes qui passent du bon temps, qui voyagent, qui vont faire leurs courses, est-ce cela respecter les sacro-saint écrits ? 
Non je ne pense pas.

Moi qui suis férue d'histoire j'ai l'impression de relire des épopées des peuples barbares qui avaient envahi les territoires romains, juste parce qu'ils étaient riches et prospères et qu'ils massacraient les habitants parce qu'ils n'admiraient pas les mêmes dieux. 
Est-ce que vraiment l'être humain est assez bête, ou cupide, pour reproduire de façon cyclique toutes la barbaries possibles et imaginables ?
N' y a-il aucune évolution dans la culture pour ne pas reproduire les même gestes ?
Est-ce qu'il faut se dire que l'histoire se répète indéfiniment avec ce genre d'actes et qu'ils n'appartient toujours pas au passé ?
J'avais écrit un article suite au massacre de Charlie et je n'ai pas l'intention de le refaire, mais notre mobilisation de l'époque ne doit pas être vaine et on devra de nouveau lever la tête. 
Malheureusement je sais pertinemment que ce ne sera pas la dernière fois que je relèverais la tête après l'avoir baissée par respect des morts.
J'ai juste l'intention de relever la tête à chaque fois, car les valeurs qui m'ont été inculquée ne sont non seulement les trois cités plus haut mais aussi ceux de TOLÉRANCE,  RESPECT, AMOUR.


mercredi 11 novembre 2015

En vrac !


 
De gauche à droite : jasmin, derrière un des merisiers et plus haut encore un merisier, ensuite l'escalonia, au-dessus un laurier tin et entre les deux  un céanothe. Au fond le noisetier tortueux. Et voilà le coin du jardin le plus à l'Est habillé


Eh ben , cela va faire deux mois que je n'ai plus écrit. Il faut que je batte ma coulpe car entre le temps passé au jardin , où je m'éclate il est vrai bien plus que derrière l'écran, et le boulot qui a pris une ampleur non attendue, je me trouve avec des journées quelque peu débordées.

Mais bon voici donc les dernières news.

J'ai terminé, du moins officiellement et sauf livraison non attendu de plantes, mes trous de plantations pour cette année. J'ai été particulièrement gâtée par tous.

J'ai reçu des lauriers roses : 4 en tout, 1 de ma copine Maryse et 3 de la pousse jardinière et de sa marcotte. D'ailleurs ils m'ont aussi offert un arbre : lire ci-dessous.

les nouveaux sont en deuxième ligne, vers le milieu de la photo



Autre arrivage : 1 lagerstroemia de ma sœur et un autre de la part de Joaquim et Marie-Hélène, merci à vous, ils ont trouvé leur place dans la future contre-allée.

Celui de ma sœur est juste en premier et l'autre je lui ai coupé un côté (oui, oui je m'inscris sans faute dans un cours de prises de vue, promis)


Ensuite Nathalie et Cathy m'ont respectivement gâtée avec un Escalonia et un Jasmin à fleurs jaunes. Ils se sont trouvés une place à côté du Noisetier et devant les 4 Merisiers que j'ai arrachés dans ma plate-bande entre les rosiers et les pivoines. Voir la première photo de l'article où tout ce petit monde se retrouve.

Avec Jules nous nous sommes aussi lancées, entre deux averses, dans la peinture de nos volets et il a fabriqué le dernier volet manquant, celui de la porte-fenêtre de la cuisine. Enfin tout est mis et positionné.
La chambre d'hôte est elle aussi terminée, voici des photos de l'intérieur.





Le petit muret contre la citerne avance aussi, il a fait un bond en avant mais, et c'est là mon grand handicap de cette année, je me suis fait deux tendinites : une au genou et l'autre (je vais faire exploser de rire toute la blogosphère) à la fesse. Le pourquoi de cette dernière ? Eh ben je suis comme la tour de Pise je penche d'un côté et la faculté ne sait pas pourquoi. Mais cette année ma carcasse a décidé que la tangente n'était pas assez importante et en a rajouté presque 1 cm à l'inclinaison. Donc tout tire sur le côté qui ne s'est pas affaissé. Résultat désastreux car je mets de nouveau le double du temps à cause des douleurs qui se réveillent au bout d'un temps assez bref. Mais que dire que sinon que je finirais par tomber du côté où je penche et que le nombre des années n'arrange pas la chose. J'en ris mais le kiné est moins enthousiaste de me voir toutes les semaines sur sa table et les ondes de choc sont douloureuses comme pas permis, mais améliorent tout de même lentement mon ressenti.



Côté jardin potager, vous pensez bien que les tomates, aubergine et poivrons ont trouvé de la place au congélateur sous toutes les formes possibles et les pieds sont allés enrichir le compost, d'ailleurs les feuilles des arbres aussi, sauf ceux du marronnier. Ce dernier a été envahi cette année par la mineuse à un tel point que son compagnon plus jeune en est mort. Du coup les feuilles ont été ramassées pour la plus grande partie et brûlés. J'espère que quelques années de ce traitement et la mineuse (qui hiberne dans le sol au fur et à mesure que les feuilles se décomposent) sera moins présente. Les rosiers donnent encore quelques fleurs tout comme les gaillardes qui vont continuer jusqu'au gelées vraiment importantes.

 
Les petits-pois sous abri des oiseaux Va falloir que je les butte dès qu'ils mesureront 10 cm (pour les protéger du froid et leur faire faire davantage de racines)


Nous avons eus quelque petites gelées le matin mais rien de significatif et depuis presque trois semaines nous profitons d'un été de la saint Martin exceptionnel.
Pour la nature c'est moins joyeux car les bourgeons du printemps prennent de l'avance et le bois des vignes mères ne mûrit point.
Ces dernières vont donner des sarments de 6 à 10 mètres de long, cueillis entre fin novembre et mars et ensuite ils serviront de base pour fabriquer de nouveaux plants. Les femmes les taillent à des longueurs comprises entre 0.80 m et 1.20 m. Ensuite ils seront livrés par bottes aux pépiniéristes qui les grefferont sur des sarments américains (pour préserver les ceps de vignes du phylloxéra). On a donc tous les ceps de vigne en deux fois, dans le sol de l'américain et au-dessus nos cépages bien connus : syrah, cinsault, grenache, merlot et j'en passe.  Mais pour pouvoir couper ces longs sarments il faut qu'il fasse froid depuis au moins 10 jours. Le réchauffement climatique est là aussi, et ce n'est pas bon. 
Chaque année on coupe plus tard dans l'hiver. Il y a 30 ans on les taillait début novembre, aujourd'hui c'est presque début décembre. 
Toute la région travaillait l'hiver pour les plants de vigne, mais non seulement les plants disparaissent mais aussi un savoir-faire et des emplois. De plus en plus les plants viennent des pays de l'ancien bloc soviétique, avec un suivi sanitaire moins pointu...


Pour terminer : la suite de mes arbres "bien de chez moi".
Bon je vais vous présenter un arbre endémique du pourtour méditerranéen et que pousse jardinière et sa marcotte m'ont offert cet été pour mon anniversaire.




Le voilà cette boôôtée d'Acer



Il s'agît tout simplement de l’Érable de Montpellier ou Acer Monspessulanum. C'est un arbre dont je rêvais il y a déjà longtemps mais difficile à trouver chez les pépiniéristes.  

En général ils en ont un ou deux exemplaires. Il est très bien adapté à notre climat et il arrive sans problème à pousser sur de la roche-mère calcaire. Que demander de plus. 

Il supporte la sécheresse et les terrains en friche et pauvres. 
Il ne pousse pas bien haut : 5 mètres dans la nature et 10 mètres maxi s'il est cultivé.
Pas d'âge à lui donner, ce qui me fait écrire qu'il m'enterrera joyeusement.
Ses feuilles sont trilobées et le must c'est en automne , elles virent dans des teintes rouge/orangé. C'est d'ailleurs ainsi qu'on le repère à côté des chênes verts avec lesquels il aime bien partager son habitat. Sur Wikipédia ils précisent qu'on peut le trouver jusqu'en Lorraine et en Vendée, à vous tous qui habitez ces contrées de nous dire si effectivement vous en avez déjà vus. 
Ici dans ma garrigue il pousse de façon sauvage et discrète. Je suis donc ravie de mon cadeau surtout que pousse jardinière à poussé l'obligeance jusqu'au bout et me l'a planté !

Et voilà les feuilles si particulières. Il est encore arrosé car il fait trop chaud et les pluies sont assez distantes.







32 ans entre les deux photos... celle de dessous est la plus ancienne, ai-je besoin de le préciser? Elles ont été prises du même endroit.